À l’image du réseau routier, la maîtrise du débit passe par le dimensionnement des conduites.
Les eaux pluviales sont acheminées jusqu’au milieu naturel le plus proche
(cours d’eau, ruisseau, Seille ou Moselle) en empruntant des canalisations généralement enterrées dont le diamètre varie de 30 cm à 2 mètres. Ponctuellement les eaux peuvent circuler dans des fossés pluviaux.
Ces canalisations à ciel ouvert sont surtout situées à la périphérie du territoire. Elles représentent un peu plus de 17 km et demandent un entretien régulier pour faciliter le bon écoulement des eaux pluviales : débroussaillage périodique, nettoyage, curage (une fois tous les 5 ans) afin d’éliminer la vase qui s’accumule au fil du temps.
Le Lac Symphonie sur Metz-Technopôle ou le Lac Ariane à Metz, quartier de La Grange-au-Bois, constituent des exemples d’ouvrages à ciel ouvert dont la parfaite intégration environnementale tend à faire oublier leur vocation technique initiale : protéger les habitations en aval des risques d’inondation.
Ce sont des surfaces de ruissellement planes, sans contact direct avec les cours d’eau. Elles régulent les flux en permettant aux eaux de pluies de rejoindre lentement la nappe phréatique en s’infiltrant dans le sol.
De telles zones d’infiltration existent sur les communes de Moulins-lès-Metz et Woippy.
À Montigny-lès-Metz, un bassin de 5 000 m3 a été installé sous une aire de jeux à proximité du chemin des Sources pour protéger le passage Venizelos
d’inondations récurrentes.

Discret, le réseau d’évacuation des eaux pluviales dessine une vaste carte souterraine avec ses voies principales, ses zones de délestage et ses voies de garage permettant de gérer les flux et d’éviter la formation de goulots d’étranglement.
L’ensemble des actions visant à moderniser ou entretenir les réseaux d’évacuation des eaux pluviales constitue le 5ème poste de dépense de la CA2M et représente un budget d’environ
3 millions d’Euros.