La domination de la voiture sur les autres modes de déplacement est préoccupante. En effet, le recours massif à l'automobile peut entraîner deux problèmes importants.
1 déplacement automobile sur 2 est inférieur à 3 km ; 1 sur 4 est inférieur à 1 km !
C'est au cours des tout premiers kilomètres que la voiture pollue le plus.
Les transports terrestres sont à l'origine de 35 % des rejets en dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre.
La circulation automobile est responsable de l'émission d'un certain nombre de polluants, et c'est la concentration de ces polluants qui dégrade la qualité de l'air. En la matière, trois facteurs principaux entrent en ligne de compte : l'importance des émissions de polluants, la topographie du site, les conditions météorologiques.
Si sa pollution de fond reste faible, l'agglomération, de par sa situation légèrement encaissée entre les côtes de Moselle à l'ouest et le plateau lorrain à l'est, est particulièrement sensible à la pollution à l'ozone, provoquée l'été par la conjugaison d'une forte chaleur, de l'absence de vent et de la circulation automobile.
A cet égard, maîtriser la circulation automobile en ville est la solution la plus pertinente, la pollution étant particulièrement élevée lorsque les voitures roulent à vitesse réduite et sur de courtes distances.
Malgré la mise en service de la rocade sud, le réseau des axes principaux (A31, voie rapide est et Boulevard de Trèves) tend à être de plus en plus congestionné aux heures de pointe. Il en est de même des axes qui mènent au cœur de l’agglomération tels que la RD 955 (avenue de Strasbourg), la RN57 (avenue de Nancy) et la RD 5 (rue Franiatte). Aujourd'hui, certains automobilistes vivent les bouchons au quotidien !
Bien sûr, plus de voitures en circulation, c'est aussi plus de risques d'encombrements, source de stress et d'énervements, mais également plus de risques d'accidents…
Le bruit est la première nuisance environnementale citée par les Français ! Or, en ville, c'est la circulation routière qui en est principalement responsable (à hauteur de 80 %).
De même, l'envahissement de l'espace public par la voiture (chaussées, places, cours) peut entraver la circulation des piétons et des cyclistes, et dégrade la qualité de vie en ville.
Face à ce constat, l'urgence est de développer et d'opter pour des modes de déplacements alternatifs à la voiture, et surtout moins polluants.